"L'enfant n'est pas un vase que l'on remplit, mais une source que l'on laisse jaillir" , Maria Montessori.
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mardi 19 février 2019
Rapport pédagogique pré-inspection
Cette année correspond à notre première année "officielle" d'instruction en famille puisque la demoiselle ayant eu 6 ans il nous appartenait de déclarer notre choix de l'instruire en famille à la rentrée de septembre.
Si le choix du mode d'instruction est libre, l'IEF est soumis à un contrôle par l'inspecteur d'académie ainsi qu'un conseiller pédagogique chaque année.
Pour préparer au mieux notre contrôle une fois la date de celui-ci fixé, j'ai choisi de faire un rapport pédagogique complet qui puisse permettre à notre inspecteur de connaître nos choix pédagogiques, de pouvoir les comprendre, en connaître les raisons et aussi la manière dont nous fonctionnons, mais aussi d'avoir un aperçu complet de ce que nous avons fait jusque là pour que le contrôle puisse être adapté à nos choix pédagogiques et à ce que nous avons vu les derniers mois.
L'objectif de ce rapport est également de préciser ce que nous attendons de ce contrôle et ce sur quoi il pourra porter. Il est plus facile pour l'inspecteur et le conseiller pédagogique de préparer le contrôle en respectant les choix pédagogiques de la famille lorsqu'ils en ont connaissance.
Il me semblait aussi très important que l'inspecteur puisse avoir connaissance de notre fonctionnement, de la manière dont nous abordons les apprentissages mais aussi les centres d'intérêts de notre fille ainsi que ses difficultés. De cette manière il est plus simple que le contrôle soit adapté puisque le but n'est pas de mettre notre fille en difficulté, mais de pouvoir montrer qu'elle bénéficie bien d'une instruction et de la manière dont cela est mis en oeuvre. J'ai donc particulièrement appuyé sur ses difficultés graphiques (elle est dyspraxique et dysgraphique) mais aussi sur ses difficultés attentionnelles (TDAH) qui expliquent pourquoi nous avons peut de traces écrites, et pourquoi c'est souvent moi qui écrit pour elle. Tout en expliquant ce que nous mettons en oeuvre (avec l'aide des professionnels qui la suivent) pour pallier à ses difficultés et l'accompagner.
J'ai également choisi d'y ajouter des photos, la liste de nos différentes sorties, du matériel qu'on utilise, une liste non exhaustive des livres qu'elle a lu au cours des derniers mois.
Ayant pris connaissance des attendus de chaque cycle et du socle commun, mais aussi des différents domaines de compétences j'ai essayé dans mon compte rendu de relier nos diverses activités et ce que notre fille fait au quotidien avec les compétences de chacun des domaines.
Par ex : faire la cuisine --> lecture d'une recette (lecture + compréhension), doubler les quantités (mathématiques, multiplication par deux)
ou encore bibliothèque --> recherche d'un livre, demander à la bibliothécaire (savoir faire une recherche/exprimer son besoin) rechercher un livre sur le site de la bibliothèque (utilisation d'outils/anticipation/réservation)
ou bien besoin d'un renseignement --> savoir quel livre utiliser pour trouver la réponse (recherche/méthodologie de travail)...
Si je conçois parfaitement la nécessité d'un contrôle de l'instruction (le Droit à l'instruction faisant partie des Droits de l'enfant), il me semblait indispensable que le contrôle soit le plus adapté possible à nos choix pédagogiques et aux besoins (particuliers) de notre fille. Un tel rapport pédagogique permet justement de donner des informations importantes à notre inspecteur qui a pu s'adapter au mieux. Ce qui nous semblait d'autant plus important que la demoiselle nous avait clairement précisé que si elle comprenait bien qu'ils aient besoin de voir un peu où elle en est en terme de lecture, elle refuserait tout net de lire un "petit texte ou un livre de bébé" mais qu'elle voulait pouvoir choisir un de ces livres. Ce qui a totalement été le cas et elle s'est régalée à leur lire un passage du troisième tome d'Harry Potter. Pour l'écriture qui lui pose souci et que nous avions mentionné dans notre rapport, l'inspecteur tout comme la conseillère pédagogique et l'enseignante spécialisée en ont tenu compte et ont proposé 1 ou 2 mots à écrire, en restant sur des choses qu'elle apprécie (elle a donc écrit poney et cheval)... voilà pourquoi j'ai pris le temps de préparer un compte rendu aussi long. Pour permettre à chacun de communiquer et de partager équitablement.
Pour faire notre rapport pédagogique je me suis copieusement servie du modèle mis à disposition sur le blog http://inspirations-omnicolores.eklablog.com/
Je partage ici notre rapport si ça peut aider d'autres familles à se faire une idée de la forme. Pour le contenu il va de soi que tout est propre à notre situation/choix éducatifs/fonctionnement/organisation et bien entendu aux difficultés de notre fille.
Voici le document à télécharger
en espérant avoir apporté quelques petites idées.
mercredi 24 octobre 2018
Ocean Unit
Avec un peu de retard, voici un aperçu de nos deux dernières semaines d'août avec notre thème des océans et des mers :)
Comme pour d'autres thèmes je leur avais préparé une table dédiée avec différents objets et livres...
animaux marins, créatures des profondeurs, coquillages, tubes d'eau colorées pour représenter les différentes profondeurs de l'océan, galets, cartes de nomenclature,...
On a commencé avec le puzzle du planisphère et le globe pour visualiser les espaces de terre (continents) et les surfaces d'eau (océans). Les noms des différents océans.
Quelques lectures (je ferai un billet à part)
J'avais préparé leurs étagères avec des plateaux et paniers d'activité.
Un plateau de cartes de tri terre/air/eau.
Un panier avec un jeu de mise en paire avec d'animaux marins et leurs ombres.
Un plateau de dénombrement avec des coquillages que j'avais récupéré et des poissons en feutrine. (Activité pour mon petit bonhomme, dénombrement jusqu'à 3 puis 5)
Pour petit bonhomme un cahier "je trace j'efface : sous la mer" des éditions usborne... avec des jeux de graphisme, dénombrement, labyrinthe. Sur un cahier aux pages plastifiées pour y écrire au feutre effaçable.
Activités autour du poisson... on a refait le puzzle, nommé les différentes parties du corps du poisson.
Puis carnet à colorier sur le poisson (avec consignes adaptées pour petit bonhomme, colorier juste l'oeil, le corps, la tête, les nageoires, et la nageoire caudale/queue)
Avec la demoiselle on a plus approfondi les différentes profondeurs de l'océan, le nom des différentes zones, et les différentes espèces que l'on peut trouver.
J'avais disposé sur la table d'observation nos différents tubes à essai avec de l'eau colorée de manière à représenter les différentes profondeurs. Je l'ai laissé observer et réfléchir à ce que ces tubes représentaient. De longues discussions s'en sont suivies autour des profondeurs, du manque de lumière et ses conséquences sur les animaux et végétaux que l'on trouve.
Des cartes de nomenclature pour la mise en paire figurine/carte de l'animal.
J'avais trouvé plusieurs livres sur le sujet dont le très beau "Mers et Océans" des éditions Fleurus, livre en 3D avec une double page consacrée par zone de profondeur. Deux autres livres trouvés d'occasion nous ont aidé à situer les différents animaux et créatures étranges que l'on trouve dans les profondeurs abyssalles.
Puis sur papier
On a profité de la lecture des aventures de Loup (Le loup qui voulait découvrir l'océan aux éditions Auzou) qui évoque le tableau de la vague d'Hokusai pour sortir ensuite le numéro d'Olalar sur le célèbre peintre que je gardais dans mes tiroirs en attendant la bonne occasion pour l'exploiter. Et voilà comment lier notre thème du mois avec nos activités d'art visuel.
Lecture du magazine, discussion autour du célèbre tableau de la vague d'Hokusai puis peinture, gouache, pinceaux, éponges... pour refaire à leur tour le célèbre tableau.

J'avais trouvé une petite histoire sympa à la bibliothèque (le petit crabe aux pinces noires) pour aborder la question de la pollution. Des images également avec les déchets qui flottent dans les océans, et les conséquences sur les animaux marins (et la faune et la flore en général). Comprendre les conséquences mais surtout savoir comment faire pour que chacun puisse agir à son niveau.
Nos choix visant à essayer de diminuer au maximum nos déchets, et pour les enfants de discuter de l'importance de réfléchir avant un achat (des matériaux utilisés, si l'objet est réellement utile/nécessaire, ou si l'on peut le trouver autrement qu'en achetant neuf...). Sujet dont on avait déjà discuté suite à la conférence Zéro Déchet que j'avais pu suivre au mois de juillet.
On en est resté là ensuite, l'automne arrivant, les belles journées.. on a passé beaucoup de temps dehors et... on a glissé doucement sur des activités plus automnales ;) (à suivre dans un prochain billet!)
dimanche 21 octobre 2018
"Je devine", "mon petit oeil voit"... son des mots
Conscience phonologique : pour aborder le sons des lettres et les sons que l'on entend dans les mots
On commence donc par la base afin de développer l'oreille, et l'écoute pour bien distinguer chaque son qui compose le mot.
Ce qui facilite par la suite l'entrée dans l'écriture (phonologique en séparant chaque son entendu dans un mot) puis la lecture.
Voilà donc un billet plus détaillé que nos posts facebook/instagram.
Buts directs :
Préparation de l'oreille de l'enfant à l'écoute et à l'analyse des sons,
Préparation à l'écriture phonétique
Buts indirects :
Enrichissement du vocabulaire
Amélioration du langage, travail des sons isolés (chez nous c'est un grand succès pour petit bonhomme qui a des difficultés de langage (la dyspraxie verbale/dysphasie ont été évoqués et il est suivi par une orthophoniste et là ce travail avec les sons ont un vrai impact positif pour la prononciation)
Préparation à la lecture et à l'écriture
Matériel: Ici on utilise ce qu'on a sous la main, des figurines d'animaux, des objets de la vie quotidienne, (petits de préférence) et un plateau.
Première étape : "un objet dont le nom commence par le son..."
Chercher avec l'enfant le plateau contenant de petits objets et le déposer sur le tapis.
Les premières fois on peut prendre un objet à la fois uniquement pour aborder le son du mot de l'objet choisi.
"Je vois sur le tapis un objet dont le nom commence par le son... " (SSSSS par exemple pour serpent).
Laissant le temps à l'enfant de nous montrer l'objet posé. Puis de lui répéter "serpent commence par le son "SSSSS".
J'avoue qu'ici on est passé à l'étape suivante immédiatement.
Poser sur le tapis 3 objets (commençant par des sons différents).
Exemple : vache loup renard
Avant de continuer, il est important de vérifier que l'enfant connaît bien le nom de chaque objet, et surtout qu'il le nomme bien avec le mot qu'on utilise (qu'il ne soit pas dirigé sur le mot "mouton" alors que nous partons nous sur le mot "bélier").
Puis dire à l'enfant "Je vois un objet dont le nom commence par le son "RRRRRRR" (en essayant au maximum de n'avoir que le son brut (RRRR plutôt que RRE, ou PPPPP plutôt que PPE).
L'enfant montre l'objet commençant par le son demandé (le renard pour RRR).
En cas d'erreur ici je donne le son correspondant à l'objet montré puis je répète ce qu'on cherche (ex: LLLLoup, Loup commence par le son LLLLL, nous on cherche un objet dont le nom commence par le son RRRR) ; J'évite les "non ce n'est pas ça" pour ne pas le frustrer.
On poursuit ensuite avec le son d'un autre objet.
Puis on change les objets.
2ème étape : "un objet dont le nom termine par le son..."
Lorsque l'enfant maîtrise bien le son du début du mot, on peut entamer l'exercice en reportant son attention sur le son entendu à la fin du mot.
On pratique toujours de la même manière, en vérifiant que l'enfant utilise bien le même mot que nous pour désigner chaque objet présenté.
Puis on dit à l'enfant "Je vois un objet dont le nom termine par le son... ("OOOOO", "RRRRRR", "AAAAAA"....)
En procédant de la même manière que l'étape précédente.
Lorsque cette étape est elle aussi bien maîtrisée, on peut passer au son entendu dans le mot.
3ème étape : "un objet dans lequel on entend le son..."
Sur le même schéma que les étapes précédentes.Mais en portant l'attention de l'enfant sur le son entendu dans le mot. En utilisant au départ des mots courts puis en compliquant l'exercice avec des mots plus longs et donc plus de sons à identifier à l'intérieur du mot.
Exemple: en posant sur le tapis 3 objets ( sac, fil, vache)
"Je vois un objet dans lequel on entend le son IIIII".
"Je devine", "mon petit oeil voit"... et après?
Ce travail de conscience phonologique après cette étape finale va permettre par la suite à l'enfant de coder ses premiers mots (les mots courts à sons simples tels que sac par exemple en identifiant le son de début de mot, puis le son suivant et enfin le son final soit SSSS-AAAA-CCC SAC). Il pourra donc (à l'aide de lettres mobiles) coder le mot en écoutant chaque son entendu.
Le travail de conscience phonologique a donc un impact vraiment positif sur l'entrée dans l'écriture et la lecture.
samedi 22 septembre 2018
Un chariot pour s'y retrouver plus facilement
J'avais vu à plusieurs ce chariot sur les nombreux tableaux Pinterest que j'avais enregistrés, et sur d'autres blogs de familles en homeschooling. Et j'ai trouvé qu'il pouvait devenir un outil de rangement et d'organisation vraiment pratique.
L'objectif était de libérer un peu de place sur le petit bureau de chacun (enfin ça c'était la théorie parce qu'ils trouvent toujours des choses à y poser... mais c'est un autre problème :) ), mais aussi de mettre un peu plus à disposition certains outils que l'on utilise au quotidien.
J'aurai aimé en avoir un pour chacun, mais je n'en ai pas trouvé d'occasion (et la place est un peu réduite également), alors pour le moment on se contentera d'un seul chariot pour les deux.
Les deux étages du haut pour la demoiselle :
En haut elle y trouve son dictionnaire le petit Robert junior, ses crayons/stylos (je vais lui faire un petit pot pour que ça soit plus simple que ça trousse unique), 1 paire de ciseaux, 1 règle, 1 bâton de colle, ses pastels à l'huile; S'y trouve également le petit classeur que je lui ai préparé avec le programme de chaque jour.Le cahier de graphisme/écriture Danièle Dumont, 1 cahier avec lignage spécial apprentissage de l'écriture, son grand cahier montessori de grammaire, son petit montessori de grammaire, la règle magique avec les symboles de grammaire, et une boîte avec des phrases et des mots plastifiées à analyser avec les symboles de grammaire plastifiés eux aussi (un étage plus ou moins dédié au français). Je lui ai également mis à disposition une chemise avec des activités/jeux qu'elle peut faire en autonomie quand je suis occupée avec son frère par exemple (jeux des 7 erreurs, Labyrinthes, pèles mèles ou mots fléchés, dessins de points à relier,....)
L'étage du dessous est plus dédié aux mathématiques. Je lui ai mis ses cahiers les petits montessori (je calcule jusqu'à 10, et les grands nombres), ainsi que le cahier singapour. Je lui ai également mis les cubes et les barrettes cuisénaires qui lui permettent de manipuler en faisant ses calculs.
Elle a également un bol avec des activités à faire en autonomie (celui du moment comprend des chiffres écrits avec le dessin des symboles du système décimal (cube de 1000, plaquette de 100, barrettes de 10, ou unité), et des nombres écrits en dessous.. à elle de poser la pince en bois sur le nombre correspondant).
L'étage du bas pour petit bonhomme:
Pour lui pas de programme, il joue à nos côtés, mais souvent (trop) bruyamment pour montrer que lui aussi est là et veut apprendre.
Alors il a son étage avec un panier qui comprend les chiffres rugueux, l'escalier de perles pour dénombrer jusqu'à 10. Un cahier de coloriage, son cahier les petits montessori j'apprends les nombres de 0 à 10 (il faut faire comme la grande soeur bien évidemment!).
Il a sur les étagères à côté de son petit bureau des étagères/paniers avec des activités. Et je vais essayer de lui mettre plus à sa portée les lettres rugueuses, etc puisqu'il voudrait apprendre à lire (on commencera par les activités de conscience phonologique).
mardi 18 septembre 2018
Nouvelle année, nouvelle organisation


C'est un peu comme les résolutions pour la nouvelle année, septembre qui arrive, l'automne, les derniers jours ensoleillés, les paysages colorés.... une nouvelle envie; une nouvelle motivation a tendance à nous porter pour repartir du bon pied. Nous voilà donc regonflés à bloc pour recommencer cette troisième année d'instruction en famille (IEF). Avec quelques modifications et ré aménagements dans l'organisation quotidienne mais aussi de l'instruction en elle même. Des "couacs" observés sur l'année passée, les particularités de nos enfants ( de notre aînée plus particulièrement) qui m'ont poussé à revoir notre manière d'aborder les apprentissages et le cadre de nos journées.
On réorganise les journées pour un rythme plus fluide
Je reste entièrement convaincue que les apprentissages se font au moment où l'enfant est prêt. Que les enfants suivent leur propre cheminement intérieur et ont soif d'apprendre. Et que la liberté d'aller vers des sujets qui les intéressent et qu'ils ont choisi leur apporte bien plus de connaissances en étant source d'une plus grande satisfaction pour eux; Sans remettre en question notre choix des apprentissages informels et autonomes au maximum, je vais donc tenter de poser un cadre un peu plus précis, une routine, pour permettre d'éviter les moments de flottements qui ont tendance à poser souci à la demoiselle. Ces temps où elle réfléchit à l'activité qu'elle voudrait faire, et où son cerveau en ébullition l'empêche de se fixer un objectif et fait qu'elle s'éparpille, s'agite et finit par s'énerver. Rien de positif n'en ressort, et pour finir cet énervement retombe sur tout le monde. Il nous faut donc établir un rythme qui permette que la journée se déroule plus agréablement et de manière plus fluide.

Pour cette année j'ai préparé à l'avance les premières semaines de manière à avoir une trame (modifiable selon les envies et imprévus bien évidemment histoire de ne pas perdre l'intérêt d'instruire nos enfants à la maison en toute liberté) et surtout d'avoir un maximum de support prêts. Une programmation qui s'appuie sur ce qui les intéresse, ou sur des sujets du moments (saisons, évènements, sorties, centres d'intérêts...). Le problème principal au quotidien étant le temps nécessaire à la recherche ou à l'élaboration de supports autour d'un sujet qu'ils demandent à développer. La demoiselle ayant beaucoup de mal avec ces temps d'attente si j'ai quelque chose à préparer. De même qu'il lui est difficile de faire un choix sur une activité parce qu'elle veut tout faire, et que le temps passé à essayer de faire un choix et s'y mettre, puis passer à une autre idée finit par devenir trop long, et elle n'a au final plus envie de s'y mettre parce qu'elle veut faire autre chose. Mais aussi que ce temps nuit à son petit frère qui a tendance à s'occuper seul un temps mais qui a besoin de moi aussi. Et souvent il me réclame quand sa soeur a enfin réussi à se poser. Mais qu'elle a malgré tout besoin de ma présence pour l'aider à fixer son attention sur ce qu'elle doit faire. Donc pour pallier à ces difficultés qui ont tendance à mettre tout le monde sur les nerfs j'ai repensé notre organisation quotidienne avec un emploi du temps qui me (nous) permette que tout soit prévu pour éviter de perdre ce temps de préparation/recherche et de ne plus perdre de temps sur des choses qui peuvent être préparées et organisées à l'avance. Ce côté "anticipation" devrait poser un cadre rassurant sans être trop rigide. Un rythme que j'aimerai plus fluide cette année pour apporter plus de sérénité à chacun. Et pouvoir me consacrer également à mon petit garçon qui grandit et nous fait savoir qu'il a sa place et besoin que je lui consacre davantage de temps.
J'ai profité de l'été pour réfléchir avec chacun d'eux sur ce qu'ils aimeraient faire les prochaines semaines, et sur quels domaines il y a besoin de se concentrer. Pour ma grande il y a le graphisme/l'écriture. Elle aimerait écrire mais le manque d'entraînement fait souvent qu'elle est rapidement frustrée lorsqu'elle s'essaie à écrire une phrase complète sans y parvenir à la hauteur de ce qu'elle aimerait. Elle a encore bien le temps de s'y entraîner (elle a 6 ans), mais on a choisi de mettre cet apprentissage sur la liste de ce qu'elle aimerait faire. Le calcul et les chiffres sont l'autre domaine qui la met en difficulté, alors on a choisi de changer de support et de manière de l'aborder. (La méthode Singapour de La Librairie des Ecoles que nous utilisons depuis un an semble l'embrouiller plus que l'aider, et elle a eu un vrai coup de coeur pour les cahier petits montessori que je lui ai pris pour reprendre du début). Le reste de ses sujets de prédilection sont vastes, on devrait avoir une année riche... de l'anglais à l'histoire ou la géographie, mais aussi la mythologie, l'Egypte antique...
Son petit frère lui m'a demandé à apprendre à lire (3 ans et demi.. il a décidé de faire de la concurrence à sa grande soeur... ), à compter/calculer, et à parler anglais.
La difficulté principale étant le moment de se poser autour d'une activité, dans une ambiance que j'aimerai agréable et propice aux apprentissages j'ai mis en place une routine quotidienne, courte mais fixe.
Une séance de yoga dans laquelle les enfants ont le choix de me suivre ou non (généralement le fait de me voir faire suffit à leur donner envie de faire pareil) avant de descendre déjeuner. Un moyen de leur donner envie de faire le calme et de prendre soin de soi.
Un temps de travail un peu plus formel d'une demie heure. Un bloc qui comprend 5 minutes d'écriture, 10 minutes de mathématiques, 10 minutes de grammaire ou français (orthographe). Le temps d'écriture évoluera lorsque la demoiselle sera plus à l'aise avec le graphisme en un temps de recopie (une citation/une phrase puis un texte court comme le recommandait Charlotte Mason). Elle met le timer de manière à voir le temps qu'il lui reste et si ça n'est pas terminé on reprend le lendemain là où elle s'était arrêtée. (Mais le temps est "large" et prend en compte ses difficultés d'attention). Le tout est dans un petit classeur dans des pochettes plastifiées pour qu'elle puisse prendre de l'autonomie, s'y retrouver et voir ce qui est prévu... J'ai repris l'idée de ces petites fiches du programme de la journée sur le blog https://lesptitsexplorateursblog.wordpress.com/
J'aurai aimé rester en informel total, mais au final elle aime beaucoup certains supports, comme les petits montessori ou le grand livre montessori de grammaire. Et ses difficultés à réaliser un choix entament trop souvent l'ambiance à la maison. Finalement le fait de savoir qu'à tel moment on se pose pour telle activité, qu'un temps d'activité est fixé sur une plage horaire bien définie semble avoir un impact positif sur ma demoiselle. Il n'y a plus de place aux trop longues réflexions et changements d'avis (elle a souvent tendance à commencer et abandonner soit par manque de concentration, soit parce qu'elle se sent vite dépasser si ça lui semble trop long/compliqué). Au final sur ces trois premières semaines, le rythme semble se prendre et le fait que ce bloc (qui reste volontairement court) soit prévu dans le programme facilite vraiment les choses.
Au programme de cette année également davantage d'activités artistiques, de ce que Charlotte Mason appelait "Art study" ou "picture talk". On a réservé le créneau du mercredi matin puisque le temps à la maison ce jour là est trop court pour lancer plusieurs activités. (Ils ont hockey à 13H alors le repas doit être prêt à 11H15 pour un départ de la maison à 11H45/12H maximum entre le temps de trajet (25minutes) puis le temps de les équiper tous les deux) Ca me permet de pouvoir prévoir le matériel et que tout soit prêt pour que nous n'ayons plus qu'à nous installer. Ca me laisse aussi le temps de préparer les supports.
Pour le reste on continuera de fonctionner comme on l'a fait jusqu'à maintenant. Beaucoup de temps à l'extérieur, en forêt ou en montagne. Rien de mieux pour observer la nature et apprendre. On conservera donc nos temps de "nature journaling" (observation de la nature/dessin d'observation). Ainsi qu'un après midi par semaine que l'on consacrera à leur mission du wild explorers club.

On garde aussi nos "unit study/unit theme" sur lesquels on varie les activités et les supports pour aborder et connecter les différents apprentissages entre eux en partant d'un seul thème. Nous avions commencé à fonctionner de cette manière avec la géographie et nos "voyages virtuels" qui duraient entre 2 et 4 semaines. Et c'est un fonctionnement qui nous convenait bien, alors on va continuer nos voyages virtuels et prévoir du temps pour l'étude d'un sujet/thème particulier (comme on a fait le système solaire en août, l'océan ces trois dernières semaines, les prochains allant être consacrées à l'automne puis aux U.S.A et Thanksgiving).
On conserve également nos temps de lectures offertes et de narration (http://planeteparentage.blogspot.com/2018/03/lar-de-la-narration.html. Je pense les garder soit en fin de matinée quand la concentration n'est plus vraiment là, ou une fois les journées plus grises arrivées au réveil quand on sera encore tous les trois sous la couette. La demoiselle étant passionnée par la mythologie grecque on mettra la lecture d'un livre de mythologie sur notre temps de lecture partagée du lundi. Le mardi sera consacré à l'Histoire des Femmes célèbres (librairie des Ecoles). Je prépare également les Grands Récits Montessori de manière à pouvoir leur présenter le premier (l'Histoire du monde) d'ici novembre. (J'avoue que l'été indien qui se prolonge nous donne envie de profiter des derniers jours de soleil et de douceur. Alors on privilégie les journées en pleine nature et les cueillettes de champignons et très prochainement le ramassage des châtaignes;)
Et un petit nouveau qui me vient du blog d'Eve Hermann, le poetry tea time. Un temps cocooning qu'on essaiera de prendre pour lire des poésies autour d'un goûter joliment préparé. On avait pour habitude de faire le goûter des doudous dans leur chambre en lisant quelques livres, alors j'ai trouvé l'idée de lire un peu de poésie ensemble chaleureuse et totalement dans l'esprit Hygge que j'aimerai donné à nos journées.
Voilà donc un semblant d'emploi du temps sans horaire ni durée, qui sera totalement évolutif selon nos envies et besoins. Mais qui nous (me) permet de situer également les plages horaires où nous avons des impératifs (Hockey, équitation, mais aussi les rendez vous chez les spécialistes (orthophonistes (oui chacun la sienne), orthoptiste, psychomotricienne...) de manière large avec les trajets (les spécialistes étant à une bonne demie heure de notre maison pour des rdv généralement hebdomadaires).
Une trame qui est là davantage pour nous guider et modulable. On pourra très bien sortir le matin (après le bloc de 20/30minutes qui lui reste fixe), discuter d'histoire l'après midi ou inversement. L'objectif est de trouver plus de fluidité avec ce cadre.
Un bien long billet... j'ai pas réussi à faire plus court (enfin si je vous ai épargné les semaines de changements à revoir/re réfléchir comment organiser tout cela au mieux...) On va laisser les premières semaines passer et on fera un point pour s'ajuster!!
Merci à ceux/celles qui seront parvenu(e)s à la fin du billet! :)
lundi 26 février 2018
Et la sociablisation?
C'est une question qui est revenue plusieurs fois ces derniers jours. "Mais s'ils ne vont pas à l'école comment vont ils faire pour se sociabiliser?", "Mais ils ont besoin de voir d'autres enfants!", "en restant tout le temps avec vous ils ne parviendront pas à créer de lien avec d'autres enfants"...
Et c'est vrai que c'est une idée reçue très présente quand on explique que nos enfants (bientôt 6 ans pour la demoiselle et 3 ans pour le petit bonhomme) ne sont pas scolarisés. Pour la majorité des gens, il est indispensable que l'enfant aille à l'école; que de choisir une scolarisation à la maison va l'empêcher de se sociabiliser, et qu'il sera privé des relations qu'il pourrait se faire à l'école. Pourtant je peux garantir que nos enfants sont bien loin d'être isolés, et coupés du monde.
Sur la sociabilisation à l'école j'avoue n'en être personnellement pas du tout convaincue. Si les premières années en maternelle les enfants sont effectivement en groupe, avec des "temps de jeux" importants, une fois les classes de primaires débutées, ils se retrouvent surtout sur les temps de récréation/repas, en passant beaucoup de temps assis. Loin d'avoir autant de contact qu'on ne le pense donc lorsqu'on met en face la question de la sociabilisation de l'enfant non scolarisé. Dans des conditions que je ne trouve pas toujours favorables pour développer l'empathie, la relation humaine mais où se développe plutôt la concurrence, et des relations que je ne trouve pas toujours très faciles à gérer pour les enfants. (on est bien d'accord que cela dépend aussi fortement de l'école et des adultes qui encadrent les enfants, parce qu'il y a bien des écoles où au contraire les pédagogies alternatives et un environnement bienveillant et épanouissants sont mis en avant).
Notre choix c'est donc porté sur l'instruction à la maison (IEF ou homeschooling) après de nombreuses lectures. Convaincus que ce serait ce qui correspondrait le mieux à nos enfants et à nos choix éducatifs.
Convaincus qu'il n'y a pas besoin d'école pour sociabiliser les enfants; Les nôtres voient du monde très régulièrement. Des enfants mais aussi des adultes.
Par le biais des activités sportives puisqu'ils font de l'équitation et du hockey sur glace. Les mercredi et samedi, où ils retrouvent donc d'autres enfants avec lesquels ils jouent encore après l'entraînement.
Mais aussi les soirs de matchs de hockey; où ils retrouvent les enfants de nos amis supporters. Pour tout dire depuis le début de la saison, il n'est pas rare que je ne les vois quasiment pas du match (la demoiselle passant la soirée un peu plus bas en tribune avec l'une de ses copines, ou à l'arrière à courir tous ensemble).
Ils côtoient régulièrement nos amis, que ce soit les soirs de match ou lors des réunions des supporters, ou lors de repas à la maison.
Sans compter les discussions à la boulangerie, ou avec le monsieur qui nous livre nos paniers de légumes et fruits depuis plusieurs années, ou encore au marché.
Se sociabiliser ne se fait pas (et c'est un avis personnel) par le fait de voir et jouer avec des enfants du même âge (comme c'est souvent le cas en école où ils sont séparés par tranches d'âge), mais c'est de pouvoir rencontrer et discuter avec différentes personnes, de tous âges, de tous horizons. C'est aussi les discussions qu'ils ont avec les voisins ou des randonneurs que l'on croise lors de nos longues balades en forêt; Cet automne un monsieur d'une soixantaine d'années a été émerveillé de les voir ramasser châtaignes et trompettes de mort avec tant d'envie, et a pris le temps ensuite de leur montrer ce que lui avait ramassé, et parlé du temps où quelques années plus tôt il en trouvait encore bien plus que le grand sac qu'il avait rempli cet après midi là. C'est ce partage d'expériences et de rencontres qui apportent une grande richesse à nos enfants. De pouvoir échanger sur différents sujets, que ce soit un simple "bonjour" ou des discussions plus longues (et avec eux on part souvent sur de très longues discussions!!!).
Ils ne se sociabilisent pas moins parce qu'ils ne vont pas à l'école. Je dirais même bien au contraire, puisque ils sont libres d'écoles, leurs journées sont faites selon nos envies et ils peuvent rencontrer un éventail de personnes bien différentes sur la journée en fonction de ce que nous choisissons de faire. Nous avons d'ailleurs la chance d'avoir un réseau de familles "non-sco" assez riche et proposant de nombreuses sorties par chez nous (même si nous n'avons pas eu récemment l'occasion d'y participer).
Quand je fais le compte des deux dernières semaines, ils ont reçu à la maison des amis deux fois la semaine passée, été chez des amis un après midi (sans nous, et encore une fois pour des enfants qui sont habituellement toujours avec nous, sans aucune difficulté), passé deux soirées de matchs avec leurs copains du hockey... (alors c'était un rythme particulier, il y a des périodes plus calmes aussi.. mais tout cela pour dire qu'ils sont bien loin d'être isolés).
Je les trouve d'ailleurs de plus en plus indépendant et autonomes à ce niveau là. Il n'est pas rare que la demoiselle lance des discussions avec des personnes que l'on croise, ou qui lui semblent pouvoir lui apporter des réponses ou un avis éclairé sur des sujets qui la passionnent. Ce qui a tendance à étonner beaucoup de monde, d'autant plus lorsque les enfants finissent par leur dire qu'ils ne vont pas à l'école. Peu de gens s'attendent à voir en face d'eux des enfants aussi ouverts, aimant discuter de sujets variés.
Et c'est vrai que c'est une idée reçue très présente quand on explique que nos enfants (bientôt 6 ans pour la demoiselle et 3 ans pour le petit bonhomme) ne sont pas scolarisés. Pour la majorité des gens, il est indispensable que l'enfant aille à l'école; que de choisir une scolarisation à la maison va l'empêcher de se sociabiliser, et qu'il sera privé des relations qu'il pourrait se faire à l'école. Pourtant je peux garantir que nos enfants sont bien loin d'être isolés, et coupés du monde.
Sur la sociabilisation à l'école j'avoue n'en être personnellement pas du tout convaincue. Si les premières années en maternelle les enfants sont effectivement en groupe, avec des "temps de jeux" importants, une fois les classes de primaires débutées, ils se retrouvent surtout sur les temps de récréation/repas, en passant beaucoup de temps assis. Loin d'avoir autant de contact qu'on ne le pense donc lorsqu'on met en face la question de la sociabilisation de l'enfant non scolarisé. Dans des conditions que je ne trouve pas toujours favorables pour développer l'empathie, la relation humaine mais où se développe plutôt la concurrence, et des relations que je ne trouve pas toujours très faciles à gérer pour les enfants. (on est bien d'accord que cela dépend aussi fortement de l'école et des adultes qui encadrent les enfants, parce qu'il y a bien des écoles où au contraire les pédagogies alternatives et un environnement bienveillant et épanouissants sont mis en avant).
Notre choix c'est donc porté sur l'instruction à la maison (IEF ou homeschooling) après de nombreuses lectures. Convaincus que ce serait ce qui correspondrait le mieux à nos enfants et à nos choix éducatifs.
Convaincus qu'il n'y a pas besoin d'école pour sociabiliser les enfants; Les nôtres voient du monde très régulièrement. Des enfants mais aussi des adultes.
Par le biais des activités sportives puisqu'ils font de l'équitation et du hockey sur glace. Les mercredi et samedi, où ils retrouvent donc d'autres enfants avec lesquels ils jouent encore après l'entraînement.
Mais aussi les soirs de matchs de hockey; où ils retrouvent les enfants de nos amis supporters. Pour tout dire depuis le début de la saison, il n'est pas rare que je ne les vois quasiment pas du match (la demoiselle passant la soirée un peu plus bas en tribune avec l'une de ses copines, ou à l'arrière à courir tous ensemble).
Ils côtoient régulièrement nos amis, que ce soit les soirs de match ou lors des réunions des supporters, ou lors de repas à la maison.
Sans compter les discussions à la boulangerie, ou avec le monsieur qui nous livre nos paniers de légumes et fruits depuis plusieurs années, ou encore au marché.
Se sociabiliser ne se fait pas (et c'est un avis personnel) par le fait de voir et jouer avec des enfants du même âge (comme c'est souvent le cas en école où ils sont séparés par tranches d'âge), mais c'est de pouvoir rencontrer et discuter avec différentes personnes, de tous âges, de tous horizons. C'est aussi les discussions qu'ils ont avec les voisins ou des randonneurs que l'on croise lors de nos longues balades en forêt; Cet automne un monsieur d'une soixantaine d'années a été émerveillé de les voir ramasser châtaignes et trompettes de mort avec tant d'envie, et a pris le temps ensuite de leur montrer ce que lui avait ramassé, et parlé du temps où quelques années plus tôt il en trouvait encore bien plus que le grand sac qu'il avait rempli cet après midi là. C'est ce partage d'expériences et de rencontres qui apportent une grande richesse à nos enfants. De pouvoir échanger sur différents sujets, que ce soit un simple "bonjour" ou des discussions plus longues (et avec eux on part souvent sur de très longues discussions!!!).
Ils ne se sociabilisent pas moins parce qu'ils ne vont pas à l'école. Je dirais même bien au contraire, puisque ils sont libres d'écoles, leurs journées sont faites selon nos envies et ils peuvent rencontrer un éventail de personnes bien différentes sur la journée en fonction de ce que nous choisissons de faire. Nous avons d'ailleurs la chance d'avoir un réseau de familles "non-sco" assez riche et proposant de nombreuses sorties par chez nous (même si nous n'avons pas eu récemment l'occasion d'y participer).
Quand je fais le compte des deux dernières semaines, ils ont reçu à la maison des amis deux fois la semaine passée, été chez des amis un après midi (sans nous, et encore une fois pour des enfants qui sont habituellement toujours avec nous, sans aucune difficulté), passé deux soirées de matchs avec leurs copains du hockey... (alors c'était un rythme particulier, il y a des périodes plus calmes aussi.. mais tout cela pour dire qu'ils sont bien loin d'être isolés).
Je les trouve d'ailleurs de plus en plus indépendant et autonomes à ce niveau là. Il n'est pas rare que la demoiselle lance des discussions avec des personnes que l'on croise, ou qui lui semblent pouvoir lui apporter des réponses ou un avis éclairé sur des sujets qui la passionnent. Ce qui a tendance à étonner beaucoup de monde, d'autant plus lorsque les enfants finissent par leur dire qu'ils ne vont pas à l'école. Peu de gens s'attendent à voir en face d'eux des enfants aussi ouverts, aimant discuter de sujets variés.
mardi 20 février 2018
Nos journées
Les dernières semaines j'ai eu l'occasion de discuter à plusieurs reprises de nos journée, de notre organisation, de notre (non)planning.. . alors voilà un petit billet sur le sujet.
On me demande souvent si on suit un programme particulier (scolaire ou emploi du temps).
On a décidé de suivre les demandes, les centres d'intérêt des enfants. L'enfant a naturellement envie d'apprendre, de découvrir. Il apprend en regardant autour de lui, en faisant ses propres expériences et observations. On a choisi de les accompagner, d'être là pour les guider, tout en les laissant libres de se diriger vers ce qui les intéresse. Convaincus que leurs centres d'intérêts, leurs passions sont de bons points de départ pour de nombreuses activités et apprentissages divers. On profite de cette liberté au maximum. Alors pas de programme particulier, ni d'emploi du temps fixe, pour les enfants en tout cas.
Pour me permettre moi de suivre où on en est, où l'on va, et avoir une certaine vue d'ensemble sur notre organisation et ne pas me sentir totalement dépassée (parce qu'il faut compter avec les nombreux rdv de chacun (orthophoniste, orthoptiste, psychomotricienne) et leurs activités sportives les mercredi et samedi (équitation et hockey sur glace)). Je note nos activités quotidiennes et celles qui reviennent de manière hebdomadaires ou mensuelles. Je fais également une liste des sujets qui intéressent les enfants ou qui sont "d'actualité" (fêtes, saisons, évènements...) Parce qu'il me faut du temps aussi pour prévoir certaines activités.
Globalement nos journées suivent à peu près toujours la même trame. Réveil naturel (ces dernières semaines la demoiselle se lève bien avant son frère et moi, et va jouer seule dans leur chambre le temps qu'on émerge nous aussi), petit déjeuner puis diverses activités pour chacun sur la matinée. On essaie de garder une certaine routine surtout pour la demoiselle qui a besoin de repères, et de rituels pour s'y retrouver. On navigue un peu entre l'unschooling total (informel sans programme) et un petit cadre avec quelques activités rapides mais fixes pour lui donner quelques repères et un rythme, selon les besoins qu'elle semble avoir.
Rituel du matin: graphisme/écriture/lecture offerte/narration/activités libres
Comme elle demande à écrire en attaché, mais que l'attention que ça lui demande est trop importante, on a décidé d'utiliser le time-timer... 5 minutes pas une de plus.. lettres simples ou syllabes, l'important n'est pas de finir tout ce que j'ai noté sur son cahier, mais de prendre le temps et de s'appliquer: elle s'arrête quand le timer sonne et continue le lendemain.
Elle a également pris pour habitude depuis cet automne d'écrire chaque matin un ou deux mots nouveaux dans un petit répertoire. Elle a trouvé en magasin un petit répertoire tout rose qu'elle voulait absolument, alors on lui a trouvé une utilité :) un moyen de fixer l'écriture des mots, et de voir l'orthographe exacte de chaque mot qu'elle y écrit.
Le reste de la matinée on navigue ensuite selon les activités ou ce qu'elle a envie de travailler. Pareil pour son petit frère qui commence à vouloir suivre et faire des activités pour lui.
Certaines fois ce sera mathématiques, d'autres géographie, ou des sujets plus scientifiques...
Ce qui revient systématiquement après ce rituel d'écriture ou en fin de matinée, ce sont nos temps de lectures partagées/lectures offertes. Un temps où je leur lis un chapitre (ou deux, voir trois ... ) de livres que Charlotte Mason qualifiait de Living books (voir mon billet sur les Living books ici --> http://planeteparentage.blogspot.fr/2016/10/living-book.html ) On termine généralement ce temps de lecture par une narration; La demoiselle résume avec ses mots le passage lu. Parfois avec mon aide, où je lui pose quelques questions pour l'aider à approfondir.
L'après midi est généralement consacrée à la sieste du petit frère et donc à un temps calme de jeu ou selon les jours à un reportage/documentaire. Selon la météo balade plus ou moins longue; on part souvent pour plusieurs heures, pour leur permettre de se défouler, mais aussi d'observer en pleine nature. Ca nous donne souvent des sujets de discussion ou d'activités pour les jours suivant.
Quand on ne peut pas sortir, on occupe nos après midi par des jeux de société, jeux libres, expériences scientifiques, loisirs créatifs, ou nos voyages virtuels (il faudrait que je fasse un billet sur le sujet.. mais... c'est comme les 10 autres billets en attente... )
Comme tous les deux aiment beaucoup regarder des livres on passe souvent de longs moments à lire des histoires. Surtout maintenant que le petit bonhomme se pose lui aussi pour écouter quand je lis.
Certaines activités reviennent ensuite de manière plus régulière (d'où le planning que je tiens plus pour moi que pour eux, pour me permettre de mieux m'organiser).
On essaie d'aller à la bibliothèque une fois par semaine ou une fois par quinzaine.
On réserve généralement le vendredi après midi pour les activités du Wild Explorers Club. (Même si ces derniers temps c'est un peu plus aléatoire).
Pour la 4ème année consécutive on poursuit nos voyages virtuels à travers le monde (ou parfois à travers le temps avec des thèmes plus portés sur l'Histoire). On choisit un pays sur lequel on travaille pendant 3 à 5 semaines... recherches, lectures, bricolages, sorties, tout ce qui permet de parler du pays et de le découvrir presque comme si on y était.
Dans l'idéal j'aimerai tenter de caser un temps de yoga/méditation pour les aider à se poser.
Ainsi qu'un temps plus porté sur l'art (histoire de l'art, ou découverte de l'art) un peu plus souvent.
En sachant que notre planning changera avec l'arrivée du printemps puisqu'il est fort probable que les jours de beau temps nous partions dès le saut du lit pour de longues randonnées en forêt, et dans les montagnes alentours. On adaptera donc le reste en fonction de la météo et de nos sorties, mais surtout de leurs envies.
En sachant que pour la demoiselle les apprentissages se font beaucoup de manière transversale... par des lapbooks surtout sur les thèmes qui l'intéressent, la tenue de son journal de la nature, ou de son cahier des oiseaux.. tout ces moyens détourner où elle travaille à la fois le graphisme, la narration, l'explication, l'illustration... sans en avoir l'impression. Elle dessine (avec mon aide), met les légendes, me dicte ce qu'elle veut écrire (souvent c'est encore trop pour qu'elle puisse tout écrire elle même (on a tendance à l'oublier mais elle n'a que 5 ans et demi).
Les journées fluctuent donc en fonction de l'envie de chacun, sans trop de contraintes. Mais les demandes assez éloignées de chacun fait qu'il va nous falloir peut être repenser un peu tout ça... Mais chaque chose en son temps.. pour le moment on profite de la fin de l'hiver et on attend avec impatience les prochaines randonnées à la journée pour mettre tout le monde d'accord!!
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